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Tuishou interstyles 11-12 mars 2017

Amateurs de tuishou, découvrez la présentation des instructeurs et téléchargez le programme et le bulletin d'inscription des rencontres du 11-12 mars 2017 à Laillé !

Et pour ceux qui ne connaissent pas cette facette très ludique du taiji quan, voici ce qu'en disent les "joyeux instructeurs réunis" !

 

A propos du tuishou
Le tuishou ou «poussée des mains» ou «mains collantes» est surtout connu dans les arts martiaux chinois internes (neijia). Partie essentielle du taiji quan, il est aussi pratiqué dans le yiquan, le bagua zhang.
On le retrouve également dans les arts martiaux chinois externes (waijia) comme le shuai jiao, le wingchun (chisao) et certains styles de kung fu. Son principe majeur est de cultiver l’extrême détente musculaire (song) pour accueillir (jiejin), transformer (huajin) et retourner (fajin) la force donnée par le partenaire, que ce soit à pas fixes ou à pas mobiles.
Chaque style de taiji quan est riche de nombreux tuishou d’école. Ils permettent de découvrir les bases du tuishou grâce à une structure bien charpentée d’exercices pour affiner au fil des années la sensibilité dans l’écoute du partenaire (dingjin). La multiplicité des techniques utilisées se développe autour des huit potentiels peng (parer), lu (dévier, tirer), an (pousser), ji (presser), cai (cueillir, saisir, tirer vers le bas, trancher), lie (fendre, séparer, tordre), zhou (coup de coude) et kao (coup d’épaule).
La compétition de tuishou permet d’éprouver la difficulté du principe du «moindre effort pour un effet suffisant voir maximum» dans un cadre de règles contraintes, sur un temps imparti. Il permet aux pratiquants d’arts martiaux chinois d’origine différente de se rencontrer.
Enfin, le tuishou libre, basé sur le principe avancé plus haut, permet à des pratiquants d’arts martiaux de toute origine de pratiquer ensemble et d’échanger. L’engagement dans la rencontre avec le partenaire avec l’esprit courtois, le coeur enthousiaste et la main franche peut se décliner à pas fixes ou pas mobiles, avec poussée, tirer par levier, projections, balayage, fauchage avec jambe barrage selon les conventions établies. Les interprétations sont multiples selon les pays, fédérations ou écoles.
Ce «langage universel» utilisé avec le corps peut se pratiquer avec des enfants, des adultes valides et handicapés ou des pratiquants du « quatrième âge ». Il suffit de l’adapter avec créativité et il devient ainsi un outil de socialisation remarquable grâce au toucher bienveillant. En Asie et de plus en plus, en Occident, il n’est pas rare de voir des pratiquants «jouer» au tuishou dans les parcs.
Le tuishou permet ainsi de progresser toujours plus dans la détente, en réunissant de nombreux passionnés d’arts martiaux.